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Mes pauvres chats

J’étais sur le point de finaliser mon déménagement de Montréal à Vancouver. Mes parents m’avaient aidée, en ramenant chez eux, toutes les choses que je ne pouvais pas apporter avec moi à l’autre bout du pays, pendant les deux ans que je resterais là-bas. Mais, puisque je tenais à garder mes deux chats, ils ont accepté de les héberger dans leur sous-sol pendant une semaine, en attendant la journée de mon vol.

En arrivant à l’aéroport, tout allait bien, sauf pour le travail de d├ębouchage de drain de la salle de bains qui sentait relativement fort. Mais, ça ne me faisait rien ; là où je me dirigeais, je me retrouverais dans une ville active, où les gens aiment passer du temps à l’extérieur, été comme hiver, à faire du camping, de la randonnée, de l’escalade et du ski. Après avoir déposé mes valises au comptoir approprié, et reçu mon billet, je me suis dirigée vers la section où on dépose les objets (ou, dans mon cas, les petits êtres vivants) qui sont plus délicats à manipuler. En arrivant là, ils ont demandé d’ouvrir la cage pour vérifier le contenu. Après avoir refermé la cage, j’ai dit au revoir à mes chats, et j’ai fait mes adieux à mes parents.

Je croyais que tout se passerait bien. Mais, dix minutes avant l’heure prévue de l’embarcation, un message retentit à l’intercom : on me demandait de m’approcher du comptoir de vérification des billets. Là, on m’a avisée que la cage s’était ouverte, et que je devais leur donner un coup de main pour les remettre à l’intérieur, car c’était très difficile (la femelle était très capricieuse, et détestait les étrangers). Ils m’ont alors dit que je n’embarquerais pas dans cet avion.

À ce moment-là, j’ai perdu patience, et je leur ai dit que mes valises devaient se faire mettre dans le cargo de l’avion, car j’allais embarquer. Je refusais de manquer mon vol, à cause d’une erreur de la part d’un de leurs employés. J’ai couru avec eux pour aller remettre les chats dans la cage. La femelle était, bien sûr, le plus loin possible des êtres humains dans le petit bureau où ils les avaient gardés en sécurité. Elle était soulagée de me voir, mais s’est mise à cracher quand j’ai tenté de la diriger dans la cage. J’ai dû me servir du petit drap que j’avais mis à l’intérieur de la cage pour la recouvrir. Sinon, elle ne serait pas retournée dedans. Le mâle est entré facilement, sans se plaindre.

J’ai réussi à prendre mon vol, tel que prévu, mais j’ai failli le rater.

 

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