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Un samedi pour moi seule

Un samedi pour moi seule - Jessica Breeze

J’étais seule un samedi soir, et je n’avais rien prévu. C’était totalement voulu de ma part, car je souhaitais passer un moment de détente seule, sans la compagnie de mes amis, ni celle de mon conjoint. J’avais envie de me relaxer et de profiter d’un après-midi et d’une soirée, tous les deux, uniquement consacrés à ma détente. Pour commencer, je pris quelques soins esthétiques à réaliser chez soi. Un masque pour le visage à la rose musquée, un autre pour les pieds et les jambes, à la menthe poivrée et à l’huile d’amande, un dernier pour les mains à base d’avocat et d’onagre. J’avais aussi des sachets pour le bain, que je faisais avec des flocons d’avoine, du tilleul et de la fleur d’oranger. J’ajouterai de l’huile de noisette, deux cuillères à soupe, dans l’eau chaude. Cette huile a des propriétés astringentes. Elle est donc excellente pour nettoyer en profondeur la peau.

Je me souvenais que j’avais acquis de nombreuses connaissances grâce à Aurélien, un ami qui avait épousé une femme qui occupait un emploi infirmiere. Il m’avait appris les vertus des huiles, des eaux de fleurs, des essences et j’avais retenu l’essentiel de ce qu’il m’avait dit. Je prenais, maintenant, des produits cosmétiques aux plantes et j’arrivais à choisir certains ingrédients que j’ajoutais à mes bains ou en soin corporel. Ce samedi, je fus de retour chez moi vers quatre heures de l’après-midi. J’avais fait quelques achats dans une boutique de vêtements et je les mis à laver pour pouvoir les mettre rapidement. Mon premier réflexe fut d’écouter de la musique. Les accords d’un concerto de Mozart résonnèrent à tue-tête dans mon appartement.

Je me fis couler un bain et je m’installais dedans, sereine. Tout de suite, je sentis le bien-être m’envahir. Après une dizaine de minutes, je me rinçais soigneusement et je m’essuyais, avec tout autant d’attention, avant de mettre mon soin pour le corps à l’hamamélis. Ensuite, je pris un roman qui attendait d’être lu depuis plus de trois mois et je m’installais, confortablement, dans mon canapé. J’avais un masque presque sur chaque partie du corps et cela me tirait un peu. Heureusement, l’alarme sonna la fin de la pose et je pus me rincer. Je mis le pyjama le plus doux et le plus large qui soit et je me fis un petit repas léger, enfin presque, puisqu’il se terminait par une pâtisserie à base de crème fouettée et de chocolat.

 

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